"Secteur Le Raincy – Montmorency - Pontoise"

Dès le 26 et le 27 août, Boissy-Saint-Léger, Limeil-Brévannes, Villecresnes, Marolles-en-Brie et Santeny, voient le départ des Allemands sans incident sérieux. Le 27 également, Sucy-en-Brie, Ormesson-sur-Marne et la Queue-en-Brie sont libérées à leur tour. Villiers-sur-Marne, le Plessis-Trevise, Chennevières-sur-Marne sont aussi libérées le même jour. Les Allemands ont quitté le fort de Villiers dans la soirée du 26 après avoir détruit les principales installations. Toujours le 26, Neuilly-sur-Marne, Neuilly-Plaisance, Noisy-le-Grand, Gournay-sur-Marne, Gagny, Le Raincy, Clichy-sous-Bois, Blanc-Mesnil sont libérés. Quelques incidents marquent le départ des Allemands. Les 25 et 26, de sérieux accrochages ont lieu avec les FFI à Neuilly-sur-Marne, les Allemands se vengent sur des civils dont onze sont tués et six grièvement blessés. Au Blanc-Mesnil, de violents combats ont lieu entre les Allemands et les FFI, le 25, dans la soirée. A 21 heures, les Allemands demandent une trêve qui est refusée. Ils s'emparent alors d'une centaine d'otages qu'ils menacent de fusiller. Le 27 août, des éléments de la 2e DB occupent la localité et libèrent les otages (quatre d'entre eux ont été tués au cours des combats). Aulnay-sous-Bois n'est libéré que le 28 août. Le 29 août, Sevran, Livry-Gargan, Vaujours, Villepinte, Tremblay-lès-Gonesses sont également évacués définitivement. A Sevran la résistance allemande a été assez sérieuse appuyée par une dizaine de chars Tigre. A Villepinte, le maire et ses fils sont fusillés. Le 29 août, toute la région du Raincy est libérée.

Le 26 août, à Montmorency, de vifs engagements avec les FFI se déroulent place de la Mairie. Plusieurs civils sont tués. Montmorency est libre définitivement le 30 août.
Dans la région de Luzarches, six tués et un blessé sont dénombrés. Louvres voit les Allemands décrocher sans combat dans la nuit du 29 au 30. Egalement le 30, Ecouen est libéré. Il n'y a pas eu d'engagements importants à Gonesse où on déplore tout de même sept morts et onze maisons détruites. Goussainville est libéré le 29 au soir. La libération de Soisy-sous-Montmorency a, quant à elle, été assez agitée. Le 27, à Enghien, un combat de chars se déroule route de Saint-Leu : deux chars allemands sont détruits. Le 30 août, tout le secteur est enfin libre.

Dès le 26 août, les Allemands évacuent Taverny et se replient vers la forêt de Montmorency sous la menace des troupes américaines signalées à Enghien-les-Bains. Mais le 29, les Allemands réoccupent la localité. Ils sont puissamment armés. La population est mise dans l'obligation de ne plus circuler. Seuls les gendarmes et policiers peuvent sortir librement et en profitent pour modérer les FFI dont l'action pourrait devenir catastrophique. Ce n'est que le 30 au matin que ceux-ci peuvent enfin se montrer à nouveau au grand jour en attendant l'arrivée des Américains qui a lieu dans l'après-midi.

Dans la région de Franconville, comme à Taverny, les FFI entrent en action dès le 26 et harcèlent les Allemands qui n'abandonnent la localité que les 30 et 31 août. Méry est libérée le 30 août à 19 heures et l'Isle-Adam quelques heures plus tard. Dans cette ville, six FFI ont été tués et quatre notables fusillés par les Allemands qui ont en outre opéré de nombreuses destructions. Marines et Beaumont sont libérés dans le courant de la journée du 31 août. Avant leur départ, les Allemands fusillent sept personnes à Champagne et trois FFI à Presles.

A l'ouest de Pontoise, Vigny est libérée les 29 et 30 août sans incident notable. Le 30 août, Pontoise est définitivement libre.

Auteur(s) : Fabrice Bourrée

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