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Stèle de Fragnes (Saône-et-Loire)

Légende :

Route de Demigny 71530 Fragnes
Latitude : 46.8293622 Longitude : 4.851805
Latitude : N 46° 49’ 45.704” Longitude : E 4° 51’ 6.499” Altitude : 177 mètres

Se situe à droite sur la D19, en direction de Demigny, 100 mètres environ après l’intersection avec la D337 (rue du Bourg qui mène à Fragnes).

Genre : Image

Type : Stèle

Source : © Collection Roland Tatreaux Droits réservés

Détails techniques :

Photographie numérique en couleur

Date document : 2016

Lieu : France - Bourgogne - Saône-et-Loire - Fragnes

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Contexte historique

DOLLET Jean-Louis
Né le 20 janvier 1925 à Luzy. Fils de Louis Henri et Yvonne Marie Dureuil. Célibataire. Domicilié à Luzy dans la Nièvre. Étudiant en médecine. Le 19 août 1944, à l’annonce de l’arrestation de son père Jean-Louis Dollet, médecin et maire de Luzy, alors qu'il est chez sa grand-mère au lieudit Chevrette à Millay (58170), il rejoint précipitamment à vélo la mairie de Luzy. Il y est arrêté par la Gestapo puis interné à la prison d’Autun et transféré le 22 à celle de Chalon-sur-Saône. Il ne semble pas que le fils Dollet ait été impliqué dans la Résistance. Fusillé le 26 août 1944 au lieudit “l’Orivent” sur la commune de Fragnes. Son père Louis Henri est fusillé le même jour sur la commune de Mellecey.

MARLET Jean Paul Eugène
Né le 13 avril 1922 à Beaune (Côte-d’Or). Fils de Louis Jean-Baptiste et Marie-Jeanne Micault. Célibataire. Domicilié 12 Bois Bretoux à Montchanin-les-Mines. Ajusteur. Appartenait au détachement Valmy, groupe sédentaire de Montchanin-les-Mines du 10 novembre 1943 au 13 mai 1944 date à laquelle il est arrêté à son domicile par la police allemande pour faits de résistance : différentes opérations de sabotage sur la voie ferrée Chagny – Montchanin, destruction de pylônes à haute tension à Montchanin. Soldat FFI sous les ordres du lieutenant Léon Allain alias “Hector”. Interné Résistant à la prison de Chalon-sur-Saône. Fusillé le 26 août 1944 au lieudit “l’Orivent” sur la commune de Fragnes. Mort pour la France.

MICHELIN Antonin
Né le 3 juillet 1896 à Charette. Fils d’Alphonse et Louise Bon. Veuf de Marcelle Marie Louise Grandjean. Une fille. Domicilié à Choisey (Jura). Restaurateur-Aubergiste. Fait prisonnier le 14 juin 1940 à Besançon, envoyé en Allemagne, immatriculé au Stalag XXII A. Rapatrié en sa qualité d’Ancien Combattant de la guerre 14-18 en septembre 1941. A appartenu au mouvement de la Résistance intérieure française “Ceux de la Libération” (CDLL), avec le grade d’adjudant, depuis décembre 1942. Recherché à Choisey où on tenta de l’arrêter le 24 mars 1944, sur dénonciation faite à Dôle pour meurtre d’un Feldgendarme, destruction de voies de communication, hébergement de prisonniers évadés et distribution de faux papiers il réussit à s’échapper. Réfugié à Givry chez M. Welleck, il est arrêté le 10 juin par la milice française dans un café. Interné Résistant à la prison de Chalon-sur-Saône le dit jour. Fusillé le 26 août 1944 au lieudit “l’Orivent” sur la commune de Fragnes, il est relevé, blessé de trois balles de pistolet mitrailleur, puis transporté chez Mme Drillat, épouse du facteur receveur de Fragnes. Conduit à l’hôpital de Chalon-sur-Saône en début d’après-midi, il devait y décéder des suites de ses blessures le 27 août 1944 à huit heures. Mort pour la France. Croix de guerre 14-18 avec 2 citations (Régiment et corps d’armée).

THEREAU Eugène François
Né le 23 juillet 1920 à Poisson. Fils de Jean Marius et Antoinette Brivot. Célibataire. Domicilié aux Michelets, commune de Poisson. Cultivateur. Au lendemain du 6 juin 1944, il se met au service du maquis AS de Saint-Julien-de-Civry (5ème bataillon du Charollais). Fait partie du groupe de Résistance de Paray-le-Monial. Arrêté à son domicile le 8 août 1944 par la Feldgendarmerie de Paray-le-Monial en compagnie de son frère Jean Alphonse et du domestique Edmond Szymanski. Interné le dit jour à la prison de Paray-le-Monial puis transféré le 14 août à celle de Chalon-sur-Saône. Fusillé le 26 août 1944 au lieudit “l’Orivent” sur la commune de Fragnes. Grièvement blessé, les voisins le relèvent et le conduisent chez Madame Drillat. Conduit à l’hôpital de Chalon-sur-Saône, il y décèdera de ses blessures le lendemain 27 août 1944. Mort pour la France.


Roland Tatreaux, Chemins de Mémoire en Chalonnais, ANACR, 2016