Les chemins de la Résistance : Aillantais et Charnycois

Légende :

Plan général des itinéraires des six randonnées pédestres permettant de découvrir les maquis de l’Aillantais et du Charnycois

Genre : Image

Type : Carte

Producteur : Frédéric Joffre

Source : © Carte : Frédéric Joffre Droits réservés

Détails techniques :

Carte en couleur. Dimensions : 21 cm x 21 cm. Échelle : 1 cm pour 1 km. Voir aussi l'album photo lié.

Date document : 2012

Lieu : France - Bourgogne - Yonne - Aillant-sur-Tholon

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Analyse média

Ce plan reproduit l’itinéraire des six chemins de la Résistance, inaugurés le 7 juillet 2012 à Aillant-sur-Tholon. L’ARORY est l’initiatrice de ce projet financé par le Conseil départemental de l’Yonne, la Communauté de communes de l’Aillantais et la Communauté de communes de la région de Charny.

Ces circuits de randonnée proposent de découvrir une page de l'histoire locale. Des panneaux posés au départ de chaque itinéraire exposent l’intérêt historique du lieu à découvrir. Par exemple, à propos de tel ou tel maquis actif dans une région, le randonneur pourra lire des explications sur l’origine du maquis, sur ses actions et sur la vie des maquisards.

Le premier chemin part de Perreux. D’une distance de 10 kilomètres, il mène sur les traces d’une des plus importantes organisations de résistance de l’Yonne, le réseau Jean-Marie Buckmaster - ainsi appelle-t-on dans l'Yonne le réseau Jean-Marie, intégré à la section française F du SOE, dirigée par le colonel Buckmaster.

Le deuxième chemin, au départ de Grandchamp, propose une boucle de 8 kilomètres. Il permet de rejoindre le site magnifique de l’Etang-Neuf, où était implanté pendant l’été 1944 le maquis du réseau Jean-Marie Buckmaster.

Le troisième chemin, long de 12 kilomètres, part de La Ferté-Loupière. Il conduit à l’emplacement du maquis FTP dit « de l’Etang-Sec », ou encore « de l’Ormery »).

Le quatrième chemin propose une longue boucle de 21 kilomètres. Au départ de Chassy, il rejoint le lieu-dit « du Four à Chaux », où l'un des premiers parachutages de l’Yonne a été réceptionné, en juillet 1943, par des membres du réseau Jean-Marie Buckmaster. Ce sentier traverse également la commune des Ormes, théâtre de combats meurtriers lors de la Libération. 

Le cinquième chemin part des Placeaux (commune de Saint-Aubin-Château-Neuf), les 10 kilomètres de randonnée permettent de découvrir le site de la Fontaine-Joubert, nichée dans la forêt de Merry-Vaux où fut implanté, en août 1944, le Maquis 2 dépendant du Service national Maquis.

Enfin, la dernière randonnée, d’une distance de 16 kilomètres, intitulée « le chemin des stèles » d’Aillant-Bleury-Aillant et qui passe par Saint-Maurice-Thizouaille et Chassy, est l’occasion de découvrir les principaux acteurs de la résistance aillantaise et les événements les plus tragiques.


Auteur : Thierry Roblin

Sources :

Dépliant édité par l’ARORY avec le soutien du Conseil départemental de l’Yonne, la Communauté de communes de l’Aillantais et la Communauté de communes de la région de Charny, en 2012.

Contexte historique

L’Yonne, département majoritairement rural et fortement boisé, proche de Paris et traversé par des voies de communication importantes (comme la  ligne ferroviaire du Paris-Lyon-Marseille), a été un territoire propice au développement des maquis (regroupement de résistants dans des lieux difficiles d’accès). Une quarantaine de maquis se sont implantés dans l’Yonne en 1943 et 1944. Ils n’ont, pour la plupart, qu’une courte durée d’existence, mais quelques-uns deviennent de gros maquis de combat, qui rassemblent plusieurs centaines d’hommes durant l’été 1944. Dans les cantons de Charny et d’Aillant-sur-Tholon, trois maquis se sont distingués entre juin et août 1944.

Le premier est celui de l’Etang-Sec,  implanté au tout début de juin 1944. Dépendant des Francs-Tireurs et Partisans, il était davantage un maquis de transit (venant de la forêt d’Othe situé au nord-est du département, il devait rejoindre l’Avallonnais). Ce maquis a dû faire face, le 25 juin 1944, à une importante attaque allemande qui provoqua sa dislocation.

Le plus important est incontestablement le maquis de l’Etang-neuf du réseau Jean-Marie Buckmaster, dont le PC était implanté depuis mai 1944 dans l’Aillantais. Maquis encore embryonnaire en juin 1944, l’Etang-Neuf regroupe près d’une centaine de combattants à partir de juillet 1944. Dépendant directement du SOE (Special Operations Executive) et disposant d’importants moyens en armes, les maquisards y ont mené des attaques surprises contre des soldats allemands, dont certains ont été faits prisonniers.
Fin juillet, repéré par l’ennemi, le maquis est évacué. Fin août 1944, après la libération de l’Yonne, la majorité des maquisards de l’Etang-Neuf se sont engagés au sein du 1er régiment des Volontaires de l’Yonne, poursuivant le combat dans les Vosges et en Alsace jusqu’à la fin 1944.

Enfin, le maquis de Merry-Vaux (ou Maquis 2) dépendait de l’organisation paramilitaire nommée Service national Maquis, implantée en Puisaye au printemps 1944. Ce maquis s’est constitué au début du mois d’août. Il a bénéficié du renfort de SAS (commandos spéciaux alliés). Bien organisé, ce maquis a également servi de PC à l’état-major FFI de l’Yonne.


Auteur : Thierry Roblin

Sources :

Dépliant édité par l’ARORY avec le soutien du Conseil départemental de l’Yonne, la Communauté de communes de l’Aillantais et la Communauté de communes de la région de Charny, en 2012.