Plaque à la mémoire d'Albert Platek, Paris 19e

Légende :

Plaque apposée au 57 avenue de Flandre à Paris 19e à la mémoire d'Albert Platek tué les armes à la main dans les derniers combats de la libération en participant à l’attaque d’un bastion allemand dans la poche de Royan. 

Genre : Image

Type : Plaque commémorative

Producteur : Roger Gauvrit

Source : © Collection Roger Gauvrit Droits réservés

Détails techniques :

Photographie numérique en couleur

Date document : 2017

Lieu : France - Ile-de-France - Paris - Paris XIXe

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Contexte historique

Né le 20 juillet 1927 à Paris dans une famille immigrée d’origine juive polonaise, Albert Platek fréquente l’école de la rue de Tanger où il obtient son certificat d’études, puis il entre à l’école d’apprentissage Gambetta. Dès 1941, âgé de 14 ans seulement, il rejoint l’organisation des jeunes juifs de la MOI sous la direction de Léon Orensztein. Il distribue des tracts et des journaux qui dénoncent les lois racistes de Vichy et de l’occupant, appelant à la vigilance et à la résistance. Il participe à des collectes afin de secourir les familles des internés des camps de Drancy, Pithiviers et Beaune-la-Rolande.

Après la grande rafle du 16 juillet 1942, Albert Platek quitte Paris pour Limoges avec ses parents qui ont échappé aux arrestations. Malgré son jeune âge, afin d’aider sa famille, il s’astreint à des travaux dans l’agriculture, puis dans une tuilerie et enfin comme bucheron. C’est dans ce département de la Haute Vienne qu’Albert rejoint à Saint-Victorien le détachement FTP « Bernard ». A la suite du débarquement, les unités allemandes qui remontent vers la Normandie font subir des représailles sanglantes aux villages qu’elles traversent dans cette région. Oradour est à 3 kilomètres du domicile d’Albert. Albert Platek avec son groupe de FTP, rejoint le maquis où il est nommé caporal-chef. Il participera à la libération de Limoges, d’Angoulême et de Périgueux. La guerre n’est pas finie. Des poches de résistance allemande se fixent sur l’Atlantique. C’est le cas à Royan. L’unité de l’armée à laquelle a été rattaché le groupe « Bernard » est envoyé sur le front de la Rochelle. C’est là, dans les environs du Château de Didonne, qu’Albert Platek trouve la mort.

Au 57 avenue de Flandre, une plaque porte le texte suivant : « Albert Platek, caporal-chef FFI mort pour la France le 30 septembre 1944 ».


http://www.des-gens.net/Albert-PLATEK