Stèle en hommage à 6 FTP tombés en 1944, lieu-dit "Montchéry" Frédille (Indre)

Légende :

Stèle en hommage à 6 FTP tombés en 1944, lieu-dit "Montchéry" Frédille (Indre)

Genre : Image

Type : Stèle

Source : © ANACR Indre Droits réservés

Détails techniques :

Montage d'après photographies numériques en couleur.

Date document : 1946

Lieu : France - Centre - Indre - Frédille

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Analyse média

La stèle fut érigée en 1946, sur un terrain offert par Monsieur Cointtepas.

Elle fait l'objet d'une cérémonie commémorative chaque année, le dernier dimanche d'août.


Informations transmises par l'ANACR Indre.

Contexte historique

Frédille, le 28 août 1944

Le maquis de la compagnie 2223 cantonnait dans une ferme à Montchéry, sur la commune de Frédille, près de la forêt du Landais et de la route de Pellevoisin, où passaient des véhicules allemands en retraite vers l’Est.
Ce lundi 28 août 1944, un accrochage se produisit entre les maquisards et une colonne allemande en retraite, et dura tout l’après-midi ; les soldats allemands incendièrent la ferme de Montchéry et 6 maquisards trouvèrent la mort. :

JABENEAU Lucien, Henri
BONNARD Hubert, Désiré
BONNET Aimé, Eugène
STERN Paul
LABBÉ André, Georges
BULKA Abraham (dit Adrien)

Une stèle a été érigée en 1946 à proximité de la ferme de Montchéry, en hommage aux six maquisards tués.

 

Témoignage de Monsieur Edmond Jollet*


« Monmon », Edmond Jollet du Landais, commune de Levroux, avait 22 ans. Je côtoyais les Francs-Tireurs chaque jour, à la propriété de Montchery, où je me rendais en vélo pour travailler.

Je me souviens en particulier de Roger Caillaud, ancien instit’ de Frédille, fondateur du maquis avec des Hongrois, des Polonais, des Russes et des Italiens qui les avaient rejoints.

Le 28 août 1944, un éclaireur est arrivé à Montchery prévenir de l’arrivée d’une colonne allemande que l’on voyait du pont de chemin de fer de Pellevoisin, au lieu-dit « Rollon ».

La région, très boisée, permit à cette colonne de se cacher au bruit d’un avion anglais qui tentait de la découvrir. Une bombe tomba sur la gare d’Argy, ce qui fit penser aux résistants qu’un combat se déroulait dans ce village ; ils se rassemblèrent pour s’y rendre. Ils n’en eurent pas le temps.

Le combat fut intense : les hommes se sont battus jusqu’au bout, nous avons entendu les coups de feu jusqu’au lendemain. Pour « couvrir » leurs camarades, certains ont sacrifié leur vie.

Les Allemands, avant de partir, ont fait brûler la ferme. »

Edouard Chauveau s’en allait travailler. Blessé au cou, il fut ramassé et transporté à Montchéry, où il fut soigné et sauvé.

« Roger Caillaud et Maxime Bonnet, partis aux nouvelles à Châteauroux, ont échappé au drame. »

Un grand monument construit sur les lieux du massacre s’aperçoit de la route D 28, bien dégagé au milieu des champs.


Auteur : Michel Gorand pour le Dictionnaire des fusillés.

Sources : G. Guéguen-Dreyfus et B Lehoux, Résistance Indre et vallée du Cher, 1972.

* Témoignage transmis par l'ANACR Indre.