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Eugène Samuel, dit "Jacques", "Ernest", "Ravalec"

Légende :

Eugène Samuel, dit "Ernest", "Jacques", "Ravalec", l'un des fondateurs de la résistance à Villard-de-Lans et adjoint d'Eugène Chavant

Genre : Image

Type : Photographie

Source : © Fonds Yvon Samuel, coll. MRDI Grenoble Droits réservés

Détails techniques :

Photographie analogique en noir et blanc.

Date document : Années 1940

Lieu : France - Rhône-Alpes - Isère

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Analyse média

Eugène "Ernest" Samuel, probablement lors de la dispersion en forêt de Lente.

Au verso : Eugène Samuel, médecin d’origine roumaine, figure ici en uniforme des services de santé militaire.


Jean-William Dereymez

Contexte historique

Eugène Samuel est né le 14 août 1907 à Dej, en Roumanie. Il est naturalisé français par décret du 14 août 1930. Médecin de formation, il est nommé sous-lieutenant du service de santé le 1er mai 1940. Il est cité pour son attitude au combat de Rethel le 13 mai 1940. Il s'installe à Villard-de-Lans, où il exerce sa profession de médecin et où son épouse tient une pharmacie.

Dès 1941, il rejoint le premier comité de combat du Vercors, où il est responsable, avec la famille Huillier, de la mise en place des camps et de leur soutien, notamment le camp d'Ambel.
Au moment de la mobilisation du 6 juin 1944, il se consacre à la création des groupes francs et à l'organisation des compagnies civiles clandestines. Il est adjoint au chef civil du Vercors, Eugène Chavant. Il prend le commandement, comme capitaine FFI, de la 1re compagnie du 14e BCA, avec laquelle il participe à tous les combats ; il contribue à la libération de Romans et de Royans. 
Il s’engagea après la libération de la région comme médecin au 5e escadron du 11e régiment de cuirassiers, jusqu'à la fin de la guerre, combattant dans les campagnes des Vosges et d'Alsace. Il prendra la direction du service de santé du 11e cuirassiers, avant d'être démobilisé, en juin 1945.

Il est décédé en septembre 1989.

 

Distinctions :
Officier de la légion d'Honneur ; Croix de guerre 1939-45 (trois citations).

 

 

Questions sur les origines du Vercors résistant :

Comment débuta la Résistance dans le Vercors ?
Quels furent les hommes qui y participèrent ?
Quelle fut la place dans ces origines des différents mouvements de Résistance et des partis politiques ?
Comment passa-t-on d’une résistance embryonnaire, civile, à une résistance armée ?

 

Pour en savoir plus :

Les origines du Vercors résistant (J-W. Dereymez)

Genèse de la Résistance, les phases de l'évolution de la gouvernance (G. Giraud)


Auteur : Jean-William Dereymez

Sources :
Archives départementales de l’Isère, AD38, 89J8, « Fondation des premiers maquis français ».

Daniel Huillier, Vercors : la Résistance. Souvenir d’un adolescent, sl (Grenoble), 2001, 11 + 5 p.

Léon Martin, La Résistance – le Vercors, 10 p.  dactylo, 10 p. ronéotypées, 22 juillet 1962

Aimé Pupin, Récits de Mathieu, 45 p. dactylo, 1964

Aimé Pupin, Genèse des maquis du Vercors, 36 p. dactylo, 1966

Lieutenant Stephen (André Valot), Vercors, premier maquis de France, Grenoble, ANPCVV, 1991, 178 p.

Actes du colloque Les Militaires dans la Résistance, Ain-Dauphiné-Savoie, 1940-1944, Anovi, 2010.