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Témoignage de Claude Cartier-Bresson alias "Vincent"

Légende :

Montage d'entretiens avec Claude Cartier-Bresson

Genre : Film

Type : Témoignage

Source : © Coll. Anne Cartier-Bresson Droits réservés

Détails techniques :

Film en couleur
Durée : 116 minutes

Lieu : France - Midi-Pyrénées - Haute-Garonne

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Contexte historique

Claude Cartier-Bresson appartient à une famille catholique d'industriels du textile. Son frère Henri deviendra un photographe célèbre après la guerre. 
La guerre surprend Claude Cartier-Bresson à l'Ecole des hautes études commerciales. Il est mobilisé comme élève aspirant, puis comme aspirant dans la cavalerie. Il est révolté par l'armistice. Démobilisé, il se rend d'abord dans le Tarn chez un ami qui élève des chevaux, puis à Toulouse en décembre 1940.

Proche des communistes, il fréquente les Intellectuels de gauche dans le sillage de son beau-frère, le journaliste et écrivain Georges Sadoul, ainsi que dans celui du poète Louis Aragon. Il diffuse des écrits de propagande, mais il souhaite rapidement trouver une activité plus importante et dynamique. En avril 1942, il entre dans l'organisation paramilitaire du mouvement Libération-Sud. A la suite d'une rencontre avec Maurice Rousselier ("Rivier"), il devient le responsable du Premier Bureau régional de l'AS. Il est chargé de réaliser la fusion entre les différents mouvements, et de contrôler et de mettre au point l'organisation de l'AS. A partir d'avril 1943, il joue un rôle de secrétaire régional. Il est "Monnier", et il travaille en relations étroites avec Odette Elina-Gruffy ("Hélène"). Officiellement, il est le représentant en zone Sud du groupe textile familial. Il dispose d'un ausweiss, ce qui lui permet de se déplacer en toute tranquillité. Il en profite pour inspecter, au nom de l'AS, les différents départements de la région.

En octobre 1943, il échappe aux arrestations des membres de l'état-major régional. Il faut alors tout réorganiser. Il devient l'un des adjoints de Maurice Rousselier ("Rivier"), chargé plus particulièrement des liaisons avec les départements. Il y opère de fréquentes restructurations, imposées par les circonstances. La création des CFL en avril 1944 le place sous le commandement de Serge Ravanel. Il a pour tâche de réaliser dans les départements l'unification des groupements concernés. Par prudence, à la suite de l'arrestation d'Odette Elina-Gruffy ("Hélène") à Paris le 20 avril 1944, il change de pseudonyme : au hasard, sur un calendrier, il choisit celui de "Vincent".
Avec la formation des FFI, il devient le représentant des CFL à l'état-major régional de Serge Ravanel. Au cours de ses inspections de maquis, il est amené à participer à des combats contre des militaires allemands.

Après la Libération, Claude Cartier-Bresson suit des stages de perfectionnement d'officiers supérieurs. En avril 1945, il rejoint la Première Armée française. Il passe le Rhin le 1er avril, mais il est blessé le 4. Il est décoré de la croix de guerre avec palme par le général de Lattre de Tassigny. La guerre terminée, il rejoint le général Salan à Constance, en Allemagne occupée. Il y crée un centre culturel militaire. Il accompagne ensuite le général Salan en Indochine, comme aide de camp. Après l'échec de la conférence de Fontainebleau sur la question indochinoise, il démissionne en 1946 et il reprend ses activités civiles. Il décède en novembre 2002.


Michel Goubet in CD-ROM La Résistance en Haute-Garonne, AERI, 2009. 
Biographie complétée par Anne Cartier-Bresson.