MEMORIAL DES GOUMIERS MAROCAINS

Genre : Image

Type : Monument

Producteur : MUREL PACA

Source : © mémorial goumiers, cliché JP. Moyère ANACR Droits réservés

Détails techniques :

12 PLACE DU COLONEL EDON, MARSEILLE (7eARRONDISSEMENT)

Lieu : France - Provence-Alpes-Côte-d'Azur - Bouches-du-Rhône - Marseille

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Analyse média

Cinq stèles en grès émaillé sur un support en acier brossé se dressent dans le petit jardin qui jouxte le char Jeanne d'Arc, place du colonel Edon. Sur les stèles sont inscrits les noms de plus de quatre cents goumiers morts au combat entre 1910 et 1956, date de l'indépendance du Maroc.Devant les stèles, une plaque en marbre noir rend hommage à 4300 goumiers(soldats), maounin(caporaux) et moqqadmin (sergents) déclarés morts pour la France et le Maroc.


Contexte historique

HISTORIQUE

 

-         du lieu pendant la Seconde Guerre mondiale

 

La colline de Notre-Dame de la Garde constitue par sa position dominante un lieu stratégique pour le contrôle de Marseille. Elle est solidement défendue par des casemates et des batteries allemandes. Le vendredi 25 août 1944, le général de Montsabert lance l'assaut vers 9 heures du matin et engage le 1er bataillon du 7° RTA(Régiment de tirailleurs algériens) ainsi qu'un escadron du 2e régiment de cuirassiers. Les troupes s'infiltrent par la montée de l'Oratoire jusqu'à la place Santa Maria (actuelle place Edon) avant de continuer leur progression vers la basilique qui est atteinte dans l'après-midi. Le colonel Edon, à la tête de goumiers marocains, réduit, le dimanche 27 août, la batterie allemande de l'Angelus qui continuait à pilonner Notre-Dame de la Garde.

 

-         du mémorial

 

L'association La Koumia, qui regroupe les anciens des Goums Mixtes Marocains(GMM) et des Affaires indigènes au Maroc, fait don du mémorial à la ville de Marseille. L'inauguration a eu lieu le 24 août 2014. Le monument a été dévoilé par le général Sornat, Contrôleur général des Armées et président de la Koumia, par le maire de Marseille, Jean Claude Gaudin, et le préfet des Bouches-du-Rhône, monsieur Cadot en présence de nombreuses autorités civiles, religieuses et militaires.

Les goums sont créés pendant le protectorat français. Ils sont utilisés pour maintenir l'autorité française au Maroc. Les goumiers et les officiers français qui les commandent sont tous volontaires. En période de guerre, les goums sont regroupés en tabor (bataillon). Le Groupement de tabors marocains (GTM) est composé de trois tabors et équivaut à un régiment. Les goums sont engagés de 1942 à 1945 en Afrique du Nord, Italie, Corse, France et Allemagne et perdent 1638 hommes puis de 1948 à 1954 en Indochine.

Le 2 juin 1943, le commandement des goums marocains a été confié au général Guillaume. En août 1944, les goumiers ont investi Marseille par le sud, libérant les quartiers de Montredon, Mazargues, Saint Marcel, La Pomme. Ils mettent fin aux dernières résistance allemandes autour de Notre-Dame de la Garde avant de mener de durs combats dans les quartiers nord de la ville. Différentes stèles, plaques et avenues leur rendent hommage à Marseille.


Sylvie Orsoni

BIBLIOGRAPHIE ET SOURCES

Roger Audibert, Libération de Marseille. Prise de Notre-Dame de la Garde. Août 1944, Gap, Chez l’auteur. Imprimerie des Alpes, 1986, 28 p. ;

Roger Audibert, Campagne de Tunisie. Les zouaves font « la belle » à Tunis. De janvier à fin mai 1943/ Campagne de France. Prise de Notre-Dame de la Garde. Combats du 23 au 28 août 1944/ Campagne d’Allemagne. Camp de la mort de Vaihingen, libéré le 7 avril 1945. Du 31 mars au8 mai 1945, Gap, Chez l’auteur. Imprimerie des Alpes, 1990, 75 p. /40 p./ 11 p. ;

Roger Audibert, De la prise de Notre-Dame de la Garde à la libération du camp de la mort de Vaihingen, Marseille, Autres Temps,1994, 155 p. ;

Commandant Crosia, Marseille 1944 victoire française, Paris-Lyon, Éditions Archat, 1954, 159 p., p. 78-86. ;

Joseph Houlin, Notre-Dame de la Garde. Bataille et délivrance, 15-28 août 1944, Lyon, Lescuyer, 1951, 63 p. ;

Pierre Ichac, Nous marchions vers la France, Paris, Amiot Dumont, 1954, 286 p., p. 269-275. ;

André Négis, Marseille sous l’occupation, Paris-Marseille, Ed. du Capricorne, 1947, 367 p. (avec index des noms), p. 281 et sq. ;

 

Robert Mencherini, La Libération et les années tricolores (1944-1947) Midi rouge, ombres et lumières.4. Paris, Syllepse, 2014, 443 p.

 

Site internet :

https :lakoumia.fr/mémoriaux,/ histoire.