Album photos Stèles Dijon (2e partie)

Légende :

Lors de la commémoration  de  l'Appel du Général De Gaulle le 18 juin 1940, Violaine Démaret, préfète de la région Bourgogne-Franche-Comté, a inauguré à Dijon trois stèles dédiées aux Compagnons de la Libération de Côte-d’Or et aux Médaillés de la Résistance française. Près du Mémorial Général de Gaulle, au sein du square du 18 juin,  les noms des 24 résistants sont gravés sur ces stèles.

Producteur : Jean-Pierre Petit

Source : © Jean-Pierre Petit Droits réservés

Détails techniques :

Stèles Compagnons de la Libération – Square du 18 Juin – Boulevard Paul Doumer

Lieu : France - Bourgogne - Franche-Comté (Bourgogne) - Côte-d'Or - Dijon

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Contexte historique

MAIRET, Louis, Marcel André

Né le  19/06/1916 à Dijon(21)

Décédé le 03/10/1998 à Toulouse(31)

Forces Françaises Libres – Bataillon de marche 7 – 2° R.C.P.

Compagnon de la Libération - décret du 29/12/1944

Médaille de la Résistance avec rosette – Décret du 03/08/1946

Service Historique de la Défense – Vincennes  GR 16 P 385437 

Il participe à la campagne de Norvège d'où il revient avec une citation à l'ordre de l'armée et la Croix de Guerre Norvégienne. Revenu en France le 16 juin 1940, puis évacué deux jours plus tard vers l'Angleterre avec le corps expéditionnaire, il choisit de s'engager dans les Forces Françaises Libres le 1er juillet 1940. Affecté au Bataillon de Chasseurs au camp de Delville, il est promu au grade de sergent-chef en août 1940. Le 1er mai 1941 il est nommé aspirant et le 1er octobre suivant embarque à Liverpool pour le Levant. Il parvient à Beyrouth le 22 décembre 1941. En janvier 1942, Louis Mairet est affecté au Bataillon de Marche n° 7 (BM 7) à Beyrouth. Volontaire parachutiste, il rejoint en mai 1942 le French Squadron au Moyen-Orient. Promu sous-lieutenant et breveté parachutiste en juin 1942, il participe, en qualité de chef de section, à toutes les actions de son unité en Libye et en Cyrénaïque. Le 10 décembre 1942, il embarque à Suez à destination de la Grande-Bretagne, via Durban et le Cap. Arrivé en Angleterre en avril 1943, il est affecté au Bataillon de Parachutistes de Camberley puis promu lieutenant en juin. En septembre 1943 il est blessé au cours d'un exercice par une grenade incendiaire. En novembre 1943, son unité devient le 4e Bataillon d'Infanterie de l'Air (4e BIA), futur 2e Régiment de Chasseurs Parachutistes (2e RCP). Parachuté dans la nuit du 7 au 8 juin 1944 en Bretagne, près de Redon, il réussit parfaitement les missions de sabotage, coupant la voie ferrée de Paris-Vannes. Engagé aux combats de Saint-Marcel, il fait preuve de beaucoup de calme et de sang froid. Il rend par la suite les plus grands services dans l'organisation et le parachutage d'armes d'un bataillon FFI. Il participe aux combats sur la Loire en septembre 1944 où son peloton détruit le pont de Sancerre et à ceux des des Ardennes en décembre 1944 avant de retourner en Grande-Bretagne en février 1945. Il est parachuté le 7 avril 1945 sur Eindhoven pour prendre part à la campagne de Hollande. Le 14 avril il retourne en Grande-Bretagne avec le 2e RCP jusqu'à la fin des hostilités. Affecté successivement à l'Etat-major des Forces Françaises en Grande-Bretagne, puis à l'Etat-major de la 2e Région Aérienne à Paris, au C.E.T.A.P. de Pau, au Groupement d'Instruction de Tarbes et au G.I de Bayonne. De juillet 1948 à septembre 1950 le capitaine Louis Mairet sert à l'Etat-major de la 43e demi-brigade de Parachutistes. Désigné pour l'Indochine en octobre 1951, en qualité de commandant en second du 2e Bataillon de Parachutistes Coloniaux, il se distingue particulièrement au cours des opérations menées en pays Thaï du 10 au 19 novembre 1952. En novembre 1957, il est affecté au 22e BCA en Grande Kabylie, comme officier adjoint. Il est blessé par l'explosion d'un obus à Atazmat le 30 mai 1958. En janvier 1959, il est promu au grade de chef de bataillon et, deux ans plus tard, est affecté à l'Etat-major à Paris où il est chef de Bureau de Missions de la Sécurité Militaire. Promu lieutenant-colonel, à la veille de son départ volontaire à la retraite en août 1964, il se retire à Toulouse et assure la Présidence de la section locale de l'Association des Français Libres, des SAS (Special Air Service) et des Combattants Volontaires de la Résistance.  

• Commandeur de la Légion d'Honneur

• Compagnon de la Libération - décret du 29 décembre 1944

• Croix de Guerre 39/45 (4 citations)

• Croix des TOE (2 citations)

• Croix de la Valeur Militaire (2 citations)

• Médaille de la Résistance avec rosette

• Médaille Coloniale avec agrafes "Libye", "Tunisie" et "Extrême-Orient"

• Croix du Combattant 39/45

• Croix du Combattant volontaire 39/45

• Croix du Combattant Volontaire de la Résistance

• Médaille Commémorative des Services Volontaires dans la France Libre

• Médaille Commémorative de la guerre 39/45

• Médaille Commémorative de la campagne d'Indochine

• Médaille Commémorative des Opérations de Sécurité et de Maintien de l'Ordre en AFN

• Croix de Guerre (Norvège)

• Médaille Commémorative de la Guerre en Norvège

• Croix de la Vaillance Vietnamienne

• Officier du Mérite Thaï

 

 

 MAIREY, Jean Marie Albert

Alias : Fontenay - Montfort - Montigny - Labiche.

Né le  09/08/1907 à Dijon(21)

Décédé le 16/10/1982 à Montbard(21)

Forces Françaises Combattantes

Compagnon de la Libération - décret du 27/12/1945

Service Historique de la Défense – Vincennes  GR 16 385445

 

A la déclaration de guerre, Jean Mairey est mobilisé. Après son retour à la vie civile (il est démobilisé comme aspirant après avoir entendu à la radio l'Appel du 18 juin). Au cours de l'hiver 1940 et en 1941, il participe à des réunions périodiques autour du groupe "Esprit" d'Emmanuel Mounier, d'où sortiront plusieurs mouvements et organisations de résistance. En liaison avec son collègue du lycée du Parc, Georges Bidault, il assure la rédaction de divers journaux clandestins, en particulier Combat, organe du mouvement éponyme créé en zone sud par Henri Frenay. Combat est rédigé au domicile de Jean Mairey de mai à octobre 1942. En liaison avec Pierre-Henri Teitgen, il s'occupe de l'échelon régional du Comité général d'Etudes (CGE), puis avec Auguste Pinton, un autre fondateur de Combat, il continue d'exercer les mêmes tâches pour les Mouvements unis de Résistance (MUR) qui regroupent Combat, Libération-sud et Franc-Tireur au début de 1943. Activement recherché par la Gestapo, et plusieurs de ses compagnons d'armes ayant été arrêtés, il se fait muter au lycée Hoche à Versailles et il enseigne à son annexe de Saint-Cloud à la rentrée d'octobre 1943. Au début du printemps 1944, il doit "prendre du repos à la campagne". Il s'installe alors physiquement en Côte d'Or pour se consacrer entièrement au NAP dans la région Bourgogne auprès de Jean Bouhey, nommé Commissaire de la République pour la Bourgogne et la Franche-Comté, dont il était prévu qu'il devait être son commissaire adjoint.  Au cours de l'été 44, il se retrouve dans la clandestinité complète comme adjoint au chef du maquis "Bayard" implanté dans la région de Saulieu. Le mois d'août 1944 est marqué par la gravissime blessure de Jean Bouhey qui l'empêche de prendre ses fonctions. Jean Mairey est alors appelé à Paris pour s'y voir fixer sa mission comme commissaire par intérim. Le 2 septembre, il est de nouveau blessé dans un grave accident de la circulation dans la capitale. Bien que la Faculté lui ait préconisé un repos complet à cause d'une fêlure du crâne, il prend ses fonctions à Dijon au lendemain de la libération de la ville le 11 septembre. Il y reste en poste jusqu'à la suppression des Commissaires de la République au début de 1946. En 1958, Le général de Gaulle le charge de l'organisation du voyage en France en 1960 de Nikita Khrouchtchev, chef du gouvernement de l'Union soviétique. Membre du Conseil de l'Ordre de la Libération à partir de 1963, il exerce, d'octobre 1952 à mars 1970, les fonctions de Président de la Société d'Entraide des Compagnons de la Libération (SECL) dont il était le co-fondateur.  

• Commandeur de la Légion d'Honneur

• Compagnon de la Libération - décret du 27 décembre 1945

• Croix de Guerre 1939-1945 avec palmes

 

MEGRET DEVIS, Christian

Né le 13/10/1908             à Epinal(88)

Décédé le 13/06/1986 à Dijon(21)

3° R.E.I. - 2° D.I.M

Compagnon de la Libération - décret du 20 novembre 1944

Il entre à Saint-Cyr en 1928 et devient officier d'active. Après avoir servi au Maroc, notamment lors des opérations du Grand Atlas, il est lieutenant au 3e Régiment de Tirailleurs marocains (3e RTM) au moment de la guerre. Dès la mobilisation, il rejoint le GAO 2/520 comme observateur en avion et est promu capitaine. Le 10 mai 1940, il abat avec son pilote un chasseur ennemi au cours d'une opération de reconnaissance. Abattu à son tour en combat aérien près de Sedan le 24 mai 1940, à l'intérieur des lignes ennemies, il est interné à l'Oflag IV D en Silésie. Christian Megret de Devise s'évade le 14 octobre 1941 et rejoint le Maroc où il est affecté au 8e RTM. Il participe à la campagne d'Italie où il fait preuve des plus belles qualités militaires. Le 27 décembre 1943, il enlève sa compagnie à l'assaut de la Mainarde, détruisant plusieurs blockhaus et  capturant des prisonniers. Le 12 janvier 1944, à la Costa San Pietro, malgré des pertes très lourdes, parvient à conserver intact le moral de sa troupe et à assurer l'intégrité de la position conquise de haute lutte. Le 20 janvier 1944, avec un effectif très diminué, il conduit remarquablement un coup de main de va et vient dans la région de Mass Geremia, enlevant trois mitrailleuses à l'ennemi et lui causant des pertes sévères. Le 30 juin 1944, il est décoré de la Croix de la Libération à Marcianise par le général de Gaulle. Il  participe ensuite à la Libération de la France avec la 2e Division d'infanterie marocaine (2e DIM). Le 25 janvier 1945, remplaçant au pied levé son chef de bataillon gravement blessé, il entraîne irrésistiblement le bataillon à l'assaut de Grassaegerste, défendu par une garnison décidée et des engins blindés. Contre-attaqué plusieurs fois dans la journée et dans la nuit par un ennemi mordant appuyé de chars, il maintient fermement ses positions. Il est promu chef de bataillon en novembre 1945 et, après la guerre, poursuit sa carrière militaire successivement à Madagascar (1947-1948), au Maroc et en Algérie (1956-1958 et 1961-1963). Colonel commandant la subdivision militaire de Saône-et-Loire en 1963, il est promu général de brigade l'année suivante, date de son départ en retraite.

•             Commandeur de la Légion d'Honneur

•             Compagnon de la Libération - décret du 20 novembre 1944

•             Croix de Guerre 39/45 (6 citations)

•             Croix de Guerre des TOE

•             Croix de la Valeur Militaire (3 citations)

•             Médaille des Evadés

 

QUIROT, André Maurice Joseph

Né le 26/09/1914 à Dijon(21)

Décédé le 11/04/1985 à Montpellier(34)

Forces Françaises Libres – 1° R.A. - Capitaine

Compagnon de la Libération par décret du 02 juin 1943

Service historique de la Défense – Vincennes – GR 16 P 496176

Incorporé à l'Ecole Militaire, il est sorti sous-lieutenant de réserve. Il s'engage  au 11e Régiment d'Artillerie Coloniale. Refusant la défaite, le lieutenant Quirot, il décide de poursuivre le combat.  il part pour l'Angleterre en juin 1940 et s'engage dans les FFL. Début 1941, il prend part, avec sa section affectée à la Brigade d'Orient, à la campagne d'Erythrée au cours de laquelle il est cité pour avoir neutralisé une batterie ennemie. Il participe ensuite à la campagne de Syrie comme lieutenant de tir à la 1ère Batterie avant d'être affecté, à la fin de 1941, au 1er Régiment d'Artillerie (1er RA) des FFL, dont il commande la 1ère Batterie jusqu'à la fin de la guerre. Au cours de la campagne de Libye en 1942, il participe aux patrouilles de Jock Column puis à la bataille de Bir-Hakeim, il est de nouveau deux fois cité. En octobre 1942, promu au grade de capitaine, il participe à l'attaque de l'Himeimat à El Alamein. Après avoir stationné quelques temps à Gambut non loin de Tobrouk, la 1ère DFL se met en route, en mai 1943, pour la Tunisie. Après deux semaines de combat, la batterie du capitaine Quirot peut représenter le 1er RA au défilé de la victoire à Tunis dans les rangs de la 8ème Armée britannique. il débarque en Italie en avril 1944, chargé des liaisons entre l'Artillerie et l'Infanterie. Il reçoit, des mains du général de Gaulle, la croix d'officier de la Légion d'Honneur sur le front des troupes. Le 16 août 1944, il débarque à Cavalaire et prend position avec son Régiment devant Hyères où se déroulent pendant quatre jours des combats acharnés. Il participe ensuite à la campagne des Vosges et à celle d'Alsace avant de terminer la guerre lors de l'ultime offensive dans les Alpes, en avril 1945, dans le massif de l'Authion, où il commande une batterie de 105 en soutien d'un bataillon de Chasseurs Alpins. Après la guerre, le groupe d'Artillerie commandé par le chef d'escadron Quirot prend garnison à Chambéry. Il fait valoir ses droits à la retraite en 1971.

• Commandeur de la Légion d'Honneur

• Compagnon de la Libération - décret du 2 juin 1943

• Croix de Guerre 39/45 (7 citations)

• Médaille Coloniale avec agrafes

• Médaille Commémorative des Services Volontaires dans la France Libre

• Médaille Commémorative de la Guerre 39/45

• Chevalier du Mérite Syrien

• Officier de l'Etoile d'Anjouan (Comores)

  

RENDU, Henri Marie Jacques

Né le 19/01/1915 à Paris XIII°(75)

Décédé 23/11/1944 à Wolfisheim(67)

Forces Françaises Libres – 2° D.B. - Capitaine

Compagnon de la Libération par décret du 07/08/1945

Mort pour la France

Service historique de la Défense – Vincennes – GR 16 P 505871

Service historique de la Défense – Caen AC 21 P 141153

 Mobilisé, Henri Rendu est affecté au 511e Régiment de chars lourds cantonné à Verdun puis à Briey. En juin 1940, Il rejoint l'Angleterre. Embarqué à Liverpool le 28 août 1941, il gagne Pointe-Noire puis le Tchad où il rejoint la Colonne Leclerc comme chef de section de transport du Régiment de tirailleurs sénégalais du Tchad (RTST).  Il participe aux opérations de la deuxième campagne du Fezzan, de Tripolitaine et de Tunisie, effectuant de jour comme de nuit de multiples et importants convois de ravitaillement. En octobre 1943, il est promu au grade de capitaine. Après le Maroc, le capitaine Rendu rejoint l'Angleterre avec la 2e DB du général Leclerc et débarque en Normandie en juillet pour entrer dans Paris le 25 août 1944. Il est alors nommé au commandement de la 397e Compagnie de circulation routière composée de cinq pelotons En Alsace, le 23 novembre 1944, jour de la prise de Strasbourg, accompagnant le Groupement tactique de Guillebon, le capitaine Henri Rendu est tué par balle dans la tête à Wolfisheim. Inhumé dans un premier temps au cimetière militaire de Kronenbourg, sa dépouille a été transférée au cimetière de Saint-Marc-sur-Seine en Côte d'Or. • Chevalier de la Légion d'Honneur

• Compagnon de la Libération - décret du 7 août 1945

• Croix de Guerre 39/45 avec palmes

• Médaille Coloniale avec agrafes "Fezzan - Tripolitaine - Tunisie"

 

 ROQUES, Raymond Pierre Louis

Né le 15/06/1914 à Dijon(21)

Décédé le 23/04/1943 à En Mer Ben-Gardane(Tunisie)

Forces Françaises Libres – Forces Françaises de l'Intérieur - Capitaine

Compagnon de la Libération par décret du 26/09/1945

Médaille de la Résistance avec rosette – Décret du 11/03/1947

Mort pour la France

Service historique de la Défense – Vincennes – GR 16 P 520056

Service historique de la Défense  - Caen AC 21 P 147536

Entre à Polytechnique, il choisit l'aviation en 1936. En décembre 1937, il est affecté à Mourmelon puis, en novembre 1939, à Cazaux où il suit un stage de vol en haute altitude. Replié sur la base de Toulouse-Francazals, il décolle le 22 juin 1940 à destination de l'Angleterre à bord du Caudron Goéland du sergent Béguin. Engagé aux Forces françaises libres, le lieutenant Raymond Roques est, dès juillet 1940, affecté au 149 Squadron de la Royal Air Force et un des tous premiers Français libre auquel revient l'honneur de reprendre le combat en effectuant à bord d'un Vickers Wellington plusieurs bombardements sur la Ruhr.  Quelques jours plus tard, il est affecté à Odiham et muté au Groupe Topic, créé fin août 1940 et placé sous les ordres du capitaine Astier de Villatte. Le groupe Topic est alors dissous pour devenir la 2e escadrille du Groupe réservé de bombardement n° 1 (GRB1). A la fin de 1940, le Groupe est envoyé en Afrique centrale en soutien aérien des troupes de la Colonne Leclerc. En effectuant, lors des opérations de Koufra, un bombardement des positions ennemies avec autant de calme qu'il en eut mis à l'exercice, le lieutenant Roques fait l'admiration du colonel Leclerc. Promu capitaine à compter du 15 février 1941, il rejoint le nouveau Groupe de bombardement Lorraine, qui vient d'être formé à Damas. Il fait équipe avec le lieutenant Rozoy (navigateur) et l'adjudant Morel (mitrailleur) et prend part à la campagne de Libye dès novembre 1941. Le capitaine Roques est légèrement blessé le 21 décembre par un appareil ennemi en regagnant le terrain de Gambut. Fin décembre 1942, il est affecté au groupe "Bretagne", alors basé au Tchad. Il prend part aux opérations sur le Fezzan et, en avril 1943, le groupe se dirige vers la Tunisie. Il est alors chargé de l'instruction des nouveaux pilotes. Il a alors effectué 2 000 heures de vol dont 150 heures de vol de guerre en 60 missions. C'est au cours d'un vol d'entraînement de nuit avec le capitaine Finance qu'il disparaît, le 23 avril 1943, en Méditerranée à bord d'un Bristol Blenheim, à 8 kilomètres au nord de Ben Gardanne. Une semaine plus tard, le corps de Raymond Roques est rejeté sur le rivage. Il est inhumé au cimetière français de Ben Gardanne. En 1949, son corps est rapatrié en France pour être inhumé à Talant en Côte-d'Or.

•             Chevalier de la Légion d'Honneur

•             Compagnon de la Libération - décret du 26 septembre 1945

•             Croix de Guerre 39-45 (3 citations)

•             Médaille de la Résistance avec rosette

•             Médaille Coloniale avec agrafes "Koufra", "Erythrée", "Libye", "Fezzan-Tripolitaine"

 

 SIMON, Henry Joseph Jacques

Alias Lebrun Lenoir Huitton

Né le 25/09/1896 à Dijon(21)

Décédé le 09/06/1987 à Marseille(13)

 Forces Françaises de l'Intérieur

Compagnon de la Libération par décret du 17/11/1945

Service historique de la Défense – Vincennes – GR 16 P 549268

Mobilisé en août 1916 au 31e Bataillon de Chasseurs à pied, il suit les cours d'élève aspirant de Saint Maixent. En avril 1917, il part pour le front comme chef de section et s'illustre, le 25 octobre, à Bruyères . Lors de l'attaque il est blessé par éclat d'obus ; il est à nouveau blessé en mai 1918 à Branges dans l'Aisne.  Le 3 octobre 1918, intoxiqué par des gaz de combat, il est évacué définitivement. Il termine la Grande Guerre comme sous-lieutenant. Après la débâcle de juin 1940, il n'accepte pas la défaite et, dès le mois d'août, il commence à réunir des camarades partageant ses opinions et entame une campagne anti-vichyssoise. Fin 1940, il est contacté par le bureau du mouvement de résistance Front national Zone sud qu'il lui demande d'instituer le Front national dans les Bouches-du-Rhône ; il en devient le responsable départemental sous l'autorité de Georges Marrane. Parallèlement, Henry Simon commence à organiser des groupes armés dans les villes, envisager des centres de repli et créer des équipes de sabotage. Au début de 1943, l'Etat-major des FTPF Zone Sud lui confie, en plus de ses responsabilité au sein du Front national, le rôle de conseiller militaire puis, en juillet 1943, de chef régional FTPF pour la région de Marseille. Dès lors, il constitue un Etat-major FFI. Il refuse de quitter la région comme le lui ordonne ses supérieurs et prépare la libération de la région et l'insurrection à Marseille. Dès le débarquement des Alliés, il passe à l'attaque avec ses troupes en liaison avec les troupes franco-américaines et, du 18 au 27 août 1944, il dirige personnellement les opérations de libération de Marseille. Au lendemain de la libération, il réussit parfaitement la délicate intégration des FFI dans l'armée régulière ainsi que la mise en place des opérations de maintien de l'ordre à Marseille. Il prend sa retraite en 1963.

• Commandeur de la Légion d'Honneur

• Compagnon de la Libération - décret du 17 novembre 1945

• Croix de Guerre 14/18 (3 citations)

• Croix de Guerre 39/45 avec palme

• Croix du Combattant 14/18

• Croix du Combattant Volontaire 39/45

• Croix du Combattant Volontaire de la Résistance

• Médaille des Blessés

• Croix des Services Volontaires

• Médaille Commémorative de la Grande Guerre

• Médaille Interalliée

• Médaille Commémorative 39/45

• Chevalier du Mérite Militaire

• Officier du Mérite Agricole

• Medal of Freedom (USA)

• Croix du Mérite avec Glaive (Pologne)

• Médaille de la Résistance (Pologne)

• Commandeur du Nicham Iftikar (Tunisie)

 

 SPEICH, Roger André Edmond

Né le 25/04/1910 à Paris XI°(75)

Décédé le 23/11/1984 à Dijon(21)

Forces Françaises Libres - Capitaine

Compagnon de la Libération par décret du 23/06/1941

Médaille de la Résistance – Décret du 31/03/1947

Service historique de la Défense – Vincennes – GR 16 P 555437

En 1929 il fait son service militaire dans la Marine . Après avoir passé son brevet de pilote, il s'engage  au 22e Régiment d'aviation à Chartres. Souhaitant se battre contre l'envahisseur, il part pour l'Angleterre sur Farmann avec plusieurs camarades. Début 1941, il est promu au grade de sous-lieutenant et affecté au Groupe réservé de bombardement n° 1 (GRB1), il participe à la prise de Koufra. Roger Speich combat ensuite en Erythrée et, en raison de son expérience, il est choisi pour conduire le général de Gaulle lors de la visite de ce dernier à la brigade française d'Orient en Erythrée fin mars 1941.  Il est nommé lieutenant en mars 1942. En août 1944, promu capitaine, il quitte les Lignes aériennes militaires pour prendre le commandement de l'escadrille "Arras" du groupe de chasse 1/16 "Artois" au Congo. Cette unité est destinée à assurer la sécurité  des convois alliés et à lutter contre les sous-marins allemands. Après la guerre, avec plus de 10 000 heures de vol il rejoint l'Indochine où il se spécialise dans les évacuations sanitaires. 

• Commandeur de la Légion d'Honneur

• Compagnon de la Libération - décret du 23 juin 1941

• Croix de Guerre 39/45 avec palme

• Médaille de la Résistance

• Médaille Coloniale avec agrafes "Koufra", "Erythrée", "Ethiopie", "Fezzan-Tripolitaine"

• Médaille de l'Aéronautique

• Médaille Commémorative 39/45

• Médaille des Services Volontaires dans la France Libre

• Mérite Syrien

• Chevalier de l'Etoile Noire (Bénin)

 

 TAVIAN, Gaston Félix

Alias Teinturier Lacoste Altier Tir

Né le 06/09/1908 à Echalot(21)

Décédé le 28/01/1987 à Vanves(92)

Forces Françaises Libres/ Forces Françaises Combattantes/1° D.F.L.

Lieutenant Réseau ALI TIR

Compagnon de la Libération par décret du 07/03/1945

Service historique de la Défense – Vincennes – GR 16 P 295712 et 28431237

 

Il s'engage dans l'artillerie en 1928 et sert au Maroc. Il participe aux combats de pacification au cours desquels il est grièvement blessé à l'arme blanche le 19 mars 1931.  En 1939 il est affecté .au 407e Régiment d'Artillerie (407e RA) et cité pour avoir fait preuve des plus belles qualités de chefL l'adjudant-chef Tavian est mis en congé d'armistice mais forme  un groupe  hostile à l'armirtice. Constitué comme un Groupe de protection du colonel Groussard. Mais en décembre 1940, les groupes de protection sont dissous par le gouvernement de Vichy.  Le 1er avril 1941, Gaston Tavian devient le premier militaire engagé secret dans les Forces françaises libres. Début 1942, après le retour de mission à Londres de Thomé, le réseau de renseignements des Forces françaises libres "Ali" est formé et dirigé par Stanislas Mangin ; Tavian est un de ses immédiats adjoints. Le 26 avril 1942, il quitte la France pour Londres par une opération aérienne. Le 29 mai 1942, il est de retour en France.  Il a pour mission la création d'un réseau action en Corse et un autre à Saint-Etienne. Conformément aux ordres, il coupe toute relation avec le réseau "Ali" et, sous le nom de code de "Tir", crée le réseau d'action du même nom dont il devient le chef, sous le nom de Collin, Gaston. De Saint-Etienne il part pour Toulouse puis pour Marseille fin juillet 1942 et, début août, pour la Corse afin d'étudier la possibilité de parachutages d'armes et de contacts avec Londres. Il prospecte la région d'Ajaccio et, de retour à Nice, apprend que des arrestations ont eu lieu dans le réseau "Ali". En septembre 1942 il remonte à Saint-Étienne avec son radio, Joseph Piet, et tous deux organisent une opération d'enlèvement (Pierre Queuille et Guy Chaumet) pour le mois d'octobre dans la région de Châteauroux. Mais cette fois, Joseph Piet est arrêté à Marseille. Tavian est "brûlé" et monte une opération aérienne pour regagner Londres, où il a été appelé, le 23 novembre 1942. Gaston Tavian est alors volontaire pour une unité combattante et il est affecté à la 1ère Brigade française libre qui combat en Tunisie au Djebel Garci. Lieutenant au 1er Régiment d'Artillerie coloniale (1er RAC) de la 1ère Division française libre, il termine avec cette grande unité la campagne de Tunisie puis prend part aux combats d'Italie à partir d'avril 1944, du Garigliano jusqu'à Rome, et ensuite au débarquement en Provence et à la campagne des Vosges. En novembre 1944, il est affecté à la Police nationale à Paris. Sa compétence lui vaut d'accéder en 1964 au poste de contrôleur général de la Police. Il deviendra également le maire de son village natal d'Echalot. Il prend sa retraite en 1969. 

• Commandeur de la Légion d'Honneur

• Compagnon de la Libération - décret du 7 mars 1945

• Médaille Militaire

• Croix de Guerre 39/45 (6 citations)

• Croix de Guerre des TOE (2 citations)

• Croix du Combattant Volontaire de la Résistance

• Médaille Coloniale avec agrafe "Maroc"

• Médaille des Blessés

• Médaille des Services Volontaires dans la France Libre

• Officier du Mérite Combattant

• King Medal for Courage (GB)

• Chevalier du Ouissam Alaouite

 

 VIGNES, Charles Eugène Valère

Né le 10/08/1905 à Dijon(21)

Décédé le 04/06/1951 à Fort-Lamy(Tchad)

Forces Françaises Libres/ 1° B.F.L.

Médecin Colonel

Compagnon de la Libération par décret du 027/12/1945

Service historique de la Défense – Vincennes – GR 16 P 594241

Il entre à l'Ecole de Santé navale de Bordeaux en octobre 1927, il en sort en 1933 comme médecin lieutenant. Il est médecin-chef du département sanitaire du Kanem à Mao au Tchad au moment de l'armistice de 1940. Charles Vignes se rallie à la France libre et obtient, fin 1940, de rejoindre la Brigade française d'Orient du colonel Monclar. Il est alors chargé, au sein de l'hôpital de campagne des FFL (Hôpital Spears) du Service médical du Quartier général de la Brigade et c'est à ce titre qu'il prend part à la campagne d'Erythrée. En juin 1941, il participe à la campagne de Syrie puis, promu médecin commandant, est nommé médecin-chef du Groupe sanitaire divisionnaire de la 1ère Brigade française libre du général Koenig. Il prend part, en mai-juin 1942, à la bataille de Bir-Hakeim et reçoit une citation soulignant son "mépris du danger le plus absolu". Charles Vignes participe ensuite à la bataille d'El Alamein en Egypte comme médecin-chef de l'Ambulance chirurgicale légère (ACL). En mai 1943, il participe à la campagne de Tunisie puis, en avril 1944, embarque avec la 1ère Division française libre pour l'Italie. Débarquant en Provence en août 1944, c'est ensuite la campagne de France, à laquelle il prend part comme médecin lieutenant-colonel, jusqu'en Alsace en décembre 1944. En février 1946, il devient chef de la santé publique du Tchad et retourne en AEF ; en juin 1950 il est nommé médecin colonel. Charles Vignes est décédé subitement à Fort Lamy le 4 juin 1951.

• Chevalier de la Légion d'Honneur

• Compagnon de la Libération - décret du 27 décembre 1945

• Croix de Guerre 39/45 (3 citations)

• Croix de Guerre des TOE

• Médaille Coloniale avec agrafes « Erythrée », « Bir-Hakeim », « Libye », « Tunisie »

• Médaille commémorative de Syrie-Cilicie