TEST Vie quotidienne au Maquis

Légende :

Vie quotidienne au Maquis 3 du Service national maquis

Genre : Image

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Analyse média

Cette photographie illustre la précarité des conditions de vie des maquisards, soumis au sein du Maquis 3, à de nombreux déplacements et qui campent ici sous des tentes de fortune installées dans les bois. Souvent, celles-ci étaient confectionnées à partir des toiles de parachutes. On remarque sur cette photographie la présence d'hommes en uniformes. Il s'agit vraisemblablement deux instructeurs militaires, " Jacques " et " Jean ", d'origine canadienne, et du responsable départemental du BOA, " Mic " (Michel Pailler) chargé de l'organisation des parachutages dans la région, présents au sein du maquis.


Contexte historique

La vie quotidienne au sein d'un maquis se structure autour d'un emploi du temps très strict et assez similaire d'un maquis à l'autre. Les corvées quotidiennes (notamment la recherche d'eau potable et de bois de chauffe) alternent avec les exercices de préparation militaire. Des chants et des jeux sont également organisés pour rompre la monotonie de cette emploi du temps quotidien.

Le ravitaillement est une des préoccupations journalières majeures au sein d'un maquis. Plusieurs sources d'approvisionnement sont possibles: à la chasse et la cueillette s'ajoute la possibilité d'être ravitaillés par les villageois ( ce qui est très difficile au vu des réquisitions imposées par l'occupant). Des « coups de mains » sont également organisés, notamment pour subtiliser de tickets d'alimentation, avec ou sans le consentement de la population. Le troc est également en vigueur. La situation varie dans des proportions très importantes selon que le maquis soit installé durablement et en lien avec les villageois ou au contraire, soumis à des déplacements incessants, qui obligent ses membres à survivre avec les denrées comestibles trouvées dans les zones forestières. Dans tous les cas, la faim et les carences alimentaires affectent les organismes. Le tabac, le thé, le vin, qui peuvent apparaître comme superflus, constituent autant de sources de réconfort qui permettent aux maquisards de tenir pendant les longs mois d'attente du débarquement. Les vivres apportées par avion sont également les bienvenus mais la réception des containers n'en permet pas toujours la consommation.

A l'été 1944, l'afflux d'hommes au sein des maquis, dont les plus importants dépassent le milliers d'hommes, nécessite la mise en place d'une logistique très importante: abattage journalier de bétail, fabrication de pain en grande quantité...Les compétences professionnelles des nouveaux arrivants sont mises à profit. Les Allemands tenteront ainsi de profiter de ce point faible des maquis pour tenter de les isoler de leurs sources d'approvisionnement

RESSOURCES COMPLEMENTAIRES