Maxime GUILOT

Alias "JULIEN PACAUD"
Né(e) le/en 01/01/1900 à Bruailles (Saône-et-Loire)
Profession en 1940 : Cheminot SNCF
Domicile en 1940 : Chenove (21)
Etat-civil
Profession en 1940 : Cheminot SNCF
Domicile en 1940 : Chenove (21)
Résistance
Organisation de Résistance : FFC - OCM
Fusillé ou exécuté
Lieu d'exécution : Dijon
Commentaires
Maxime Guillot est né en Saône et Loire, en 1900, dans une famille de modestes paysans. Faute d'argent, il doit quitter sa terre natale après son service militaire.
Il choisit d'entrer à la S.N.C.F. Qui l'emploie comme manœuvre aux ateliers de Perrigny les Dijon. Tout en continuant à travailler, il fait l'acquisition d'un café qui, plus tard, jouera un grand rôle durant les années noires.
En septembre 1939, il est mobilisé sur son lieu de travail.
Le militant socialiste maxime Guillot répond présent à l'appel du Général De Gaulle, son café devient un lieu d'hébergement pour les prisonniers évadés du camp de longvic les Dijon.
Il les cache, il les nourrit, il les habille.
Dés 1941, il établit des liens très étroits avec les coordonnateurs du Mouvement Résistance-Fer ainsi qu'avec des membres des corps francs.
Avec le groupe Charlie( autrement connu sous le nom de groupe Action Immédiate), il attaque les câbles de transmissions et télécommunications, sabote les locomotives et les convois de matériel ennemis pendant la nuit alors qu'il doit les entretenir le jour.
Son pseudonyme c'est JULIEN PACAUD
Fin 1942, il a tellement fait preuve d'audace, de hargne et d'ardeur dans la clandestinité qu'il est considéré comme un élément de premier ordre par les responsables de la Résistance dijonnaise. Ces derniers vont lui confier des responsabilités très importantes.
Le mouvement de résistance OCM (Organisation Civile et Militaire) le nomme officier, chargé des missions des Forces Française Combattantes. Toutes ces activités le font bientôt rechercher par la Gestapo à laquelle, aux mois de décembre et décembre 1943, il échappe de justesse à plusieurs reprises.
Au mois de janvier 1944, il tombe dans une souricière, montée par la Gestapo de Chagny. Appréhendé, il n'hésite pas, au moment de monter en voiture, à sortir son revolver qu'il avait dissimulé et à abattre un des Allemands, en blessant un deuxième. Bien que blessé lui aussi, il parvient à s'échapper sous le tir de l'escorte des policiers. Toute la région est mise en état d'alerte pour le retrouver.
Quinze jours plus tard, le 29 janvier, il est de nouveau cerné dans un café de Dijon, le Brocot, où il se rendait à un rendez-vous avec des responsables du BOA. Une fois encore, il joue le tout pour le tout, abat deux Allemands. Blessé aux jambes, il tombe et se voit sur le point d'être pris. Avec un sang-froid extraordinaire, il avale un important document dont il était porteur et se tire une balle dans la tête pour éviter de donner des renseignements à l'ennemi.
Décorations et récompenses
- Médaille de la Résistance française
Sources et bibliographie utilisées
Médaille de la Résistance, décret du 28/4/1959 publié au JO le 14/5/1959, Ordre de la Libération ; Service historique de la Défense, Caen - AC 21 P 200521 (non consulté) ; Service historique de la Défense, Vincennes - GR 16 P 279532 (non consulté) ; Recherches Jean-Pierre Petit (juin 2026).


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