Mémorial d'Espenel

Légende :

Mémorial d'Espenel, œuvre de l'architecte Christian Vaude, inauguré le 21 juillet 1994 - dans son environnement montagneux, à proximité du village d'Espenel, point haut dominant la vallée de la Drôme

Genre : Image

Type : Mémorial

Source : © Archives Alain Coustaury Droits réservés

Détails techniques :

Photographie numérique en couleur.

Date document : 1994

Lieu : France - Rhône-Alpes - Drôme - Espenel

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Analyse média

Le mémorial, construit en 1994, est l'œuvre de Christian Vaude, architecte de Saillans. Il fut inauguré le 21 juillet 1994, date-anniversaire des combats dans le Diois.

Le Mémorial est constitué de trois murs symbolisant la topographie montagneuse du lieu. Sa façade de 33 mètres a une profondeur de 26 mètres. Sa forme suggère la silhouette d’un navire. À la proue, dans une sorte d’écubier, a été disposé l'insigne de la compagnie Pons : une ancre de marine avec croix de Lorraine formée par deux jas sur la verge de l'ancre. Cette architecture particulière rappelle que le capitaine Paul Pons, chef de la compagnie portant son nom, était un officier de la marine marchande.

L’ancre de marine, insolite dans ces régions montagneuses, a été réalisée par Jean-Claude Rambaud, ferronnier-sculpteur à Châtillon-en-Diois. Elle a été dessinée et stylisée par Christian Vaude et Albert Fié. Elle a été confectionnée avec du carré de fer de 20 mm, garni de plaques de tôle, pour un poids total de 100 kg et une hauteur de 1,7 mètre. Les trois mâts de 6 mètres portant les drapeaux tricolores sont du même artiste. 

Sur le mur, quatre plaques rappellent la mémoire respectivement du général de Lassus-St. Geniès (colonel Legrand) ; de Francis Cammaerts (Roger), chef du réseau Buckmaster, des tués de la compagnie Pons, des victimes des compagnies Pons et Chapoutat, tuées au pont des Grands Cheneaux, entre Aouste et Blacons.

Les victimes civiles (voir album) sont des villages d'Espenel et de Saillans.

Une plaque ajoutée ultérieurement rappelle les circonstances de l'arrestation d'otages à la suite du sabotage du 22 décembre 1943.


Coordonnées GPS du mémorial : GPS : 44, 41, 17 N – 5, 13 36 E.


Auteur : Guy Giraud

Sources :

D'après Alain Coustaury et l'exposition "La Résistance en Drôme-Vercors".

Général de Lassus de Saint-Geniès, Combat pour le Vercors et pour la Liberté, Témoignage pour l'histoire, Valence, Société d'édition Peuple libre, 1982, 167 pages.

Contexte historique

Le maquis du Vercors-drômois s'est engagé au sud et au sud-ouest du Vercors pour tenter de soutenir indirectement le massif attaqué par les Allemands. Des combattants et des otages y ont laissé leur vie. La mémoire de leur sacrifice doit être rappelée à travers les monuments, stèles et plaques érigés ou apposés sur les lieux de combats.

Questions :

Dans quelle mesure et avec quelle efficacité la Résistance du Vercors drômois a-t-elle participé au soutien des combattants du Vercors assaillis par les Allemands ?

Quelle fut la mission confiée à Jean-Pierre de Lassus-Saint-Geniès par le colonel Marcel Descour dans la zone du Vercors drômois et du plateau de Combovin, début juillet 1944 ?

Quel rôle joua au Vercors Francis Cammaerts (Roger), du SOE (réseau Buckmaster) ?

Quels sont le nombre et la nature des monuments commémoratifs du Vercors ?

Quel message mettent-ils en avant ?

 

 

Pour en savoir plus :

Lieux d'histoire, lieux de mémoire (J-W. Dereymez et G. Giraud)

Les engagements militaires majeurs de juillet 1944 (G. Giraud) 


Auteurs : Guy Giraud et Julien Guillon

Sources :

Général de Lassus de Saint-Geniès, Combat pour le Vercors et pour la Liberté, Témoignage pour l'histoire, Valence, Société d'édition Peuple libre, 1982, 167 pages.