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Monument à la mémoire des FFI de Sannois

Légende :

Monument à la mémoire des FFI de Sannois situé Place du Souvenir Français.

Genre : Image

Type : Monument

Producteur : André Froidure

Source : © Collection André Froidure Droits réservés

Détails techniques :

Photographie numérique en couleur

Lieu : France - Ile-de-France - Val-d'Oise - Sannois

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Analyse média

Le monument comporte les noms suivants :

BELLEC Robert André
DUHAMEL Eugène Onésime
GUIGNOT Maurice Jean Henri
KEISER Georges
LAIGNEL Marcel
LECLERC Jean
NICARD Marcel
POZZI Félix
POZZI Robert Roger
REICHSTEINER Maurice
TURBELIN Michel
VERMASSEN Robert 


Contexte historique

BELLEC Robert André, plombier domicilé à Sannois, arrêté le 21 octobre 1942, fusillé au Mont-Valérien le 2 octobre 1943 comme otage.

DUHAMEL Eugène Onésime
Le 12 août 1944, à Domont, un franc-tireur isolé tire sur une moto allemande, blessant légèrement le motocycliste et un capitaine allemand. Des barrages sont installés sur toutes les routes et les représailles commencent alors. Un groupe de trois hommes (Maurice Cotty, Eugène Duhamel et Henri Morlet) est arrêté à l'un des barrages au lieu dit "Les Quatre Chênes". Cotty parvient à se faire libérer mais les deux autres, pris comme otages, sont immédiatement fusillés sur place.

GUIGNOT Maurice Jean Henri, né le 3 novembre 1904 à Pessac (Gironde), danseur-étoile connu sous le pseudonyme de Debry-Seybor, tombé dans les combats de la Libération de Sannois le 26 août 1944.

KEISER Georges, né le 29 septembre 1899 à Paris, tombé dans les combats de la Libération de Sannois le 25 août 1944.

LAIGNEL Marcel 

LECLERC Jean

NICARD Marce

POZZI Félix, né le 29 avril 1902 à Milan (Italie), arriva en France après l'accession de Mussolini au pouvoir et s'installa avec sa femme, Anna, à Sannois. Il obtint sa naturalisation française en 1935 (décret du 22 septembre), de même qu'Anna. Il fut membre de la CGT, du Parti communiste et du Secours Rouge. En 1938, il rejoint les Brigades internationales. Il rentra en France lors du rapatriement des brigadistes en octobre ou novembre 1938. En 1940, Félix Pozzi fut chargé par un ancien d'Espagne, Edmond Savenaud, responsable politique de la région ouest, de s'occuper de la diffusion des tracts du parti communiste dans la banlieue ouest (Seine et Seine-et-Oise), dans le secteur n° 4 qui comprenait : Boulogne-Billancourt, Garches, Nanterre, Suresnes, Neuilly, Saint-Cloud, Bezons, Houilles, Carrières-sur-Seine et Cormeilles-en-Parisis. Il fut dénoncé et arrêté le 11 septembre 1941, à son domicile parisien par des policiers du commissariat de Puteaux. La perquisition permit la découverte de faux tickets d'alimentation destinés aux militants qui vivaient dans l'illégalité, d'un duplicateur, d'un pistolet automatique chargé de sept balles et une boîte de dix-neuf cartouches. Le 24 mars 1942, le Tribunal militaire allemand du Grand Paris siégeant, 11 bis rue Boissy-d'Anglas, à Paris VIIIe prononça treize condamnations à mort, dont celle de Félix Pozzi pour « détention d'armes ». Le 10 avril 1942 dans l'après-midi, les condamnés à mort firent face au peloton d'exécution au Mont Valérien. (Daniel Grason pour le Maitron)

POZZI Robert Roger, né le 13 septembre 1920 à Belfort (Territoire-de-Belfort), 
Roger Pozzi était le fils aîné de Félix et Anna Pozzi, son enfance se déroula à Sannois (Seine-et-Oise, Val-d'Oise). Son père Félix fut fusillé le 10 avril 1942 au Mont Valérien (Seine, Hauts-de-Seine). Roger Pozzi habitait 20, rue Paul-Bert à Colombes (Seine, Hauts-de-Seine).
Le 8 décembre 1942, des policiers de la Brigade spéciale d'intervention (BSi) du commissariat de Colombes se présentaient au cabinet du docteur Henri Burg, 26, rue Baudin à Argenteuil. Les policiers l'accusaient d'avoir soigné des terroristes. Roger Pozzi, membres des FTP, sollicitaient Henri Burg pour soigner des blessés par balles. Les policiers installèrent une souricière chez le docteur pour y arrêter d'éventuels résistants. Roger Pozzi s'y présenta le 9 décembre. Hélène Burg, la femme du docteur était là, les policiers étaient à l'affut, elle ne pouvait dire un mot. Un inspecteur et un brigadier étaient dissimulés derrière le bureau du docteur, l'un se leva tout à coup : « Haut les mains ! » Pozzi mit instinctivement la main à la poche de sa gabardine (il n'était porteur d'aucune arme), le policier tira, touché au ventre, Pozzi s'effondra. Roger Pozzi saignait, les policiers l'emmenèrent au commissariat de Colombes. Malgré son état, le commissaire divisionnaire et un brigadier de Boulogne-Billancourt l'interrogèrent. Il fut ensuite demandé au docteur Burg de l'examiner. Le diagnostic fut vite dressé : « Il est mourant, transportez-le immédiatement à l'hôpital ». À l'hôpital de Nanterre, Roger Pozzi fut gardé continuellement. Lors de la perquisition réalisée à son domicile, deux pistolets furent découverts, lui-même était porteur d'une fausse carte d'identité au nom de Roger Lefevre et de documents relatifs à son activité illégale. Roger Pozzi mourut à l'Hôpital de Nanterre. (Daniel Grason pour le Maitron)

REICHSTEINER Maurice

TURBELIN Michel

VERMASSEN Robert, né le 20 février 1923 à Sannois, communiste, il rejoignit les FTP de la banlieue nord. Avec le groupe Ménard, il incendia la permanence du RNP à Ermont. Arrêté par la Brigades spéciale des Renseignements généraux, livré aux Allemands, interné au camp de Romainville, il comparut le 18 novembre 1941 devant le tribunal de la Feldkommandantur 758, fut condamné à trois mois de prison. Le 28 septembre 1943 à 9 heures du matin rue Pétrarque à Paris, XVIe arr., les FTP-MOI Celestino Alfonso, Marcel Rayman et Leo Kneler, abattaient le docteur Julius Ritter, général SS, responsable de l’envoi des jeunes Français en Allemagne pour le Service du travail obligatoire. Les combattants ignoraient qu’il s’agissait de Ritter. Les Allemands décidèrent en représailles de fusiller le 2 octobre 1943 cinquante otages au Mont-Valérien (trente-sept communistes et treize du réseau Alliance), dont Robert Vermassen.


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