Livio Mollichella

Légende :

Livio Mollichella, FFI du bataillon de marche néracais, fusillé le 22 ou 23 juillet 1944 à Sainte Maure de Peyriac (Lot-et-Garonne)

Genre : Image

Type : Photographie d'identité

Source : © Service historique de la Défense, 16 P 424552 Droits réservés

Détails techniques :

Photographie analogique en noir et blanc

Lieu : France - Aquitaine - Lot-et-Garonne - Sainte-Maure-de-Peyriac

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Contexte historique

Né à Città della Pieve (Perugia), Italie, le 23 avril 1921 de Attilio et de Capoccia Maria. De nationalité italienne. Résistant. Blessé en action puis fusillé par les Allemands. Titulaire, à titre posthume, de la carte de Combattant Volontaire de la Résistance et de la mention « mort pour la France ».

Les parents de Livio appartenaient à une famille très pauvre de journaliers agricoles. Son père avait émigré à plusieurs reprises en France dès avant la Grande Guerre et, au début, en étant encore mineur. Il avait une santé fragile ce qui lui avait valu d’être écarté deux fois du service militaire et il mourut au début des années trente en Italie. La mère se remaria peu de temps après avec son beau-frère Antonio, en 1933. À cette époque, la famille résidait encore en Italie, à Gênes. Néanmoins à l’état-civil de la ville natale de Livio, il est mentionné que la famille avait émigré en France « avant 1936 ». On peut donc situer l’installation en France de Livio, préadolescent, en 1934-1935, ce qui en fait un cas très atypique, parmi les résistants italiens décédés en France, surtout pour quelqu’un qui ne semble pas être issu d’un milieu marqué par l’antifascisme. Dans les dix ans qui précédèrent la mort de Livio, même son beau-père avait dû décéder puisqu’à l’état civil de la commune où l’exécution de Livio eut lieu, sa mère est désignée comme étant « veuve ».

Au printemps 1944, Livio Mollichella, célibataire, « soutien de sa mère », travaillait à la métairie de Carrière, commune de Montlaur (Haute-Garonne). Engagé dans l’Armée secrète le 6 juin 1944, il fut grièvement blessé par balle (fracture compliquée de la cuisse droite) le 30 juin 1944 au cours d’une action menée par le Bataillon de marche néracais contre les troupes allemandes. Il fut soigné par les services sanitaires du Bataillon de marche et ensuite conduit à l’hôpital de Nérac (Lot-et-Garonne) le 4 juillet 1944. Le 22 juillet, l’hôpital fut perquisitionné par les troupes allemandes et malgré les supplications de sœur Bernadette, supérieure de l’hôpital de Nérac, Livio Mollichella fut enlevé et fusillé (le même jour ou le lendemain, selon les sources), avec deux autres camarades à Sainte Maure de Peyriac (Lot-et-Garonne), situé à 25 km de Nérac, au lieu-dit "les Cross". Il fut inhumé au cimetière communal de Sainte-Maure de Peyriac dans une tombe collective avec ses deux camarades.

L’acte de décès, établi par le service central de l’État civil et par la Mairie de Sainte Maure de Peyriac porte la mention « fusillé par les Allemands, volontaire FFI, ‘mort pour la France’ ». Son nom figure sur la stèle commémorative de la Commune de Sainte-Maure-de-Peyriac (47), mais, apparemment, sans la mention « mort pour la France ».


Antonio Bechelloni, Fabrice Bourrée et Massimo Neri

SOURCES : 
Anagrafe (État civil) de Città della Pieve (Perugia, Italie)
SHD, GR 16P 424552 
MemGenWeb.