2026-2027 « Étrangers dans la Résistance »

Périmètre de notre proposition :

Dans les ressources proposées, nous avons décidé d'intégrer bien évidemment les résistants et résistantes de nationalité étrangère et ceux qui combattirent dans les organisations qui avaient clairement vocation à regrouper les immigrés comme la Main d'Œuvre immigrée(MOI). Rappelons que les enfants nés en France de parents étrangers-c'est le cas de Maurice Korsec par exemple- ont par la loi du 10 août 1927 la possibilité d'opter pour la nationalité française à 16 ans sous condition d'une autorisation parentale mais que la mesure n'est effective qu'à leur majorité soit 21 ans. La législation xénophobe et antisémite du gouvernement de Vichy rend ces dispositions illusoires et cela explique que l'on retrouve dans les rangs de la MOI des personnes nées en France. Les intégrer à notre corpus n'est pas une assignation identitaire mais reflète leur choix.  Les étrangers ne résistaient pas en vase clos mais en liaison avec leurs camarades français. Nous proposons également une balade marseillaise qui à travers quelques lieux rappelle la participation des étrangers à la résistance de sauvetage, à la lutte armée, à la diffusion de la presse clandestine et aux combats de la Libération.

 

Balade « Etrangers dans la Résistance  à Marseille » en partenariat avec l'ONaCVG des Bouches-du-Rhône

            Départ : esplanade gare Saint-Charles, arrivée Vieux-Port. Durée 1h30 environ.

6 stations rappelant la participation des étrangers à la Résistance et aux combats de la Libération.

Contacts : 

-Sylvie Orsoni, MUREL-PACA, [email protected]  

-Laetitia Vion, Référente mémoire ONaCVG des Bouches du Rhône : [email protected]

 

            RESSOURCES REGIONALES (PACA) DISPONIBLES SUR LE SITE du MUSEE DE LA RESISTANCE

Un certain nombre de ressources sont déjà en ligne. Elles se trouvent dans diverses expositions du Musée de la Résistance en ligne.

 Il sera possible à partir de cet ensemble de travailler sur des biographies, des zones géographiques(Marseille, Arles par exemple), des types d'action(attentats urbains, maquis, participation aux combats de la Libération) et des lieux de mémoire(stèles, plaques etc...) :

            Liste des expositions à consulter :

Exposition "Juifs, Résistants et Combattants" :

                                               18 notices sont disponibles ; c'est la section juive de la MOI, en fait la section yiddishophone, qui est l'objet de l'essentiel de l'étude. Les notices montrent cependant que dans nombre d'attentats, les groupes FTP-MOI ne restent pas cloisonnés par origine nationale ou culturelle mais s'organisent en fonction des compétences et des militants disponibles.

                                    Dans le chapitre Le passage à la lutte armée

a)De « Solidarité » à l'UJRE - Vers la formation des groupes de combat ;

                        - Les groupes de combats de Marseille. (https://www.museedelaresistanceenligne.org/expo.php?expo=131&theme=263&stheme=495&sstheme=1937)

 

b)Les FTP-MOI juifs de la zone Sud

                        - Le détachement Marat (https://www.museedelaresistanceenligne.org/expo.php?expo=131&theme=263&stheme=493&sstheme=1919)

                                   Dans le chapitre Vers la Libération du territoire 

Les FTP-MOI, l'UJJ et l'UJRE dans les combats de la Libération

-          La Libération de Marseille. (https://www.museedelaresistanceenligne.org/expo.php?expo=131&theme=265)

                       

Exposition "Italiens dans la Résistance en Arles" :

                                               Plus particulièrement les chapitres :

1)      Resistenza (https://www.museedelaresistanceenligne.org/expo.php?expo=81&sstheme=772)

2)      Engagement et « intégration » (https://www.museedelaresistanceenligne.org/expo.php?expo=81&sstheme=760)

 

Exposition "Etrangers antifascistes, antinazis et républicains en Provence" :

                                                           Dans cette exposition nous abordons le « Travail allemand », de Mélanie Volle-Berger, autrichienne réfugiée à Marseille, celui de Gilberto Bosques, un engagement en action, pour faciliter les départs vers le Mexique, et celui de Giuliano Pajetta vers les communistes italiens résidents sur la région. (https://www.museedelaresistanceenligne.org/expo.php?expo=76)

 

Eposition "Ici même 2013" : carte montrant les lieux d'intérêt pendant la Seconde Guerre mondiale à Marseille : prisons, adresses des organisations d'aide, combats de la Libération etc. (https://www.museedelaresistanceenligne.org/ici_meme/)

 

 

Exposition "La Résistance en PACA"

 

1)      Chapitre « Résistance »

                                   -Résistance d'aide et de sauvetage :

Notices sur l'action du consul du Mexique Gilberto Bosquès, sur Varian Fry et le réseau Marcel à Nice (https://www.museedelaresistanceenligne.org/expo.php?expo=95&theme=18)

 

                                    -Actions de la Résistance

 

                                               a) Écrits et publications en langue étrangère

Journal allemand antinazi « Unser Vaterland »

Journal yiddish « Unzer Wort ».

Tract « Appel aux soldats arméniens de l'armée allemande »

Tract en espagnol

Papillon antifasciste italien à Nice

Papillon italien prosoviétique à Nice

(https://www.museedelaresistanceenligne.org/expo.php?expo=95&theme=185&stheme=359&sstheme=1099)

 

                                               b) Travail allemand et italien en direction des troupes allogènes

Tract du comité d'action du peuple italien

Témoignage de la résistante autrichienne Mélanie Berger-Volle (https://www.museedelaresistanceenligne.org/expo.php?expo=95&theme=185&stheme=359&sstheme=1102)

 

2)      Chapitre « La Libération »

                  Libération des villes

                             Arles (https://www.museedelaresistanceenligne.org/expo.php?expo=95&theme=202&stheme=404&sstheme=1295 )

 

                  La poursuite des combats sur les Alpes

                             Plaque des maquisards italiens fusillés à Saorge ( https://www.museedelaresistanceenligne.org/expo.php?expo=95&theme=202 )

           

3)     Chapitre « CNRD »

                  CNRD 2023-2024 « Résister à la déportation »

                  Faire évader les résistant-e-s emprisonné-e-s

Notice sur Meer Rozental, Roumain, résistant dans le Gard puis les Bouches-du-Rhône                         ( https://www.museedelaresistanceenligne.org/expo.php?expo=95&theme=275&stheme=509&sstheme=1985 )

 

                  CNRD 2025-2026 « La fin de la Shoah et de l’univers concentrationnaire nazi »

                  Revenir

                                   Notice sur Sima Zepchi, Egyptienne, résistante déportée.            (https://www.museedelaresistanceenligne.org/expo.php?expo=95&theme=275&stheme=515&sstheme=2030 )

 

* CNRD 2026-2027 Nouvelles notices

Pour l’instant un seul chapitre : Lieux de Mémoire dédiés aux étrangers

Chapô :Lieux de mémoire honorant la mémoire de résistants étrangers

Notices : Monument aux Italiens, place Caffo Marseille

              Stèle aux anciens résistants et combattants d'origine arménienne, cathédrale des Saints Traducteurs, Marseille

              Square Manouchian Marseille

              Plaque en mémoire de Dimitri Koturovic,Marseille

              Traverse Mardirossian, Marseille

 

 2 graphiques de l'origine des résistants par nationalité dans les Bouches-du-Rhône et le Vaucluse issus de la thèse de Marilyne Andreo. (En attente d’écriture)

 

 

Auteur(s): MUREL-PACA, septembre 2026

Plan de l'expo

Crédits

Bibliographie

Actualités

Lieux de Mémoire dédiés aux étrangers haut ▲

La mémoire des résistants étrangers est entretenue grâce à des bâtiments, des monuments, des stèles ou des plaques nominatifs ou non. Elle est individuelle ou collective. Dans ce cas-là, elle regroupe parfois exclusivement des résistants étrangers ou plus généralement elle commémore un sacrifice commun au cours de l’action résistante, pendant la Seconde Guerre mondiale ou sur les monuments aux morts de la Première Guerre mondiale sur lesquels ont été ajoutés les morts de la Seconde. Ces lieux de mémoire sont présents en ville comme dans les campagnes ce qui souligne la présence des étrangers dans la Résistance un peu partout dans la région et la multiplicité de leurs rôles et de leurs actions dans la lutte clandestine. La plupart honorent la mémoire des victimes (morts au combat, fusillés, morts en déportation, disparus) mais d’autres peuvent aussi rendre hommage à des résistants étrangers ayant survécu au conflit. Les collectivités territoriales, des associations ou des familles sont à l’origine de leur création. Le choix de leur implantation correspond généralement à la mémoire parlante car un lien existe entre la localisation et le parcours du résistant (domicile, études, travail, arrestation, exécution, etc.).

 

Auteur(s) : Marilyne Andréo, MUREL-PACA